Visites & patrimoine

En 1901, le tsar Nicolas II reçu avec faste à Reims

Éléonore Vergnaud-Lavielle 2 min de lecture
En 1901, le tsar Nicolas II reçu avec faste à Reims

Il y a 125 ans, en septembre 1901, Reims a accueilli Nicolas II, empereur de Russie, et son épouse Alexandra Feodorovna. Cette étape rémoise s’inscrivait dans un voyage de quatre jours en France, entre Dunkerque, Compiègne et Reims, sur fond d’alliance franco-russe. La ville verra aussi bientôt ses femmes marquantes racontées en bande dessinée.

Selon france3-regions.franceinfo.fr, le couple impérial arrive d’abord dans la plaine de Bétheny, alors aménagée pour de grandes manœuvres militaires. Un train spécial les conduit à une gare éphémère du Fresnois, près d’un pavillon rouge et blanc décoré pour l’occasion. Des sapins venus des Vosges avaient été replantés la veille autour du site.

Des manœuvres de Bétheny à Witry-lès-Reims

Accompagné du président de la République Émile Loubet, Nicolas II se rend à cheval jusqu’au fort de Fresne-lès-Reims. La délégation assiste à un exercice de prise du fort, avec cavalerie, infanterie, sapeurs, fusils et canons. Une démonstration d’artillerie se déroule ensuite sur le mont de Berru. Le tsar s’attarde alors devant un canon de 75 mm, présenté par le lieutenant Tuaillon.

Le déjeuner officiel est servi au fort de Witry-lès-Reims, spécialement aménagé avec tentures, mobilier et un salon privatif pour le couple impérial. La journée se poursuit par l’entrée dans Reims, au milieu de milliers de soldats. À Chambrecy se trouve un cimetière italien.

Une ville décorée sur le parcours impérial

Le cortège emprunte la rue du Faubourg Cérès, devenue depuis l’avenue Jean Jaurès. Pour la visite, l’éclairage est repeint et modernisé, les façades sont couvertes de tentures et de guirlandes, et les drapeaux français et russes sont largement présents.

La sécurité est particulièrement stricte : les tramways sont suspendus pendant quelques heures et les habitants placés sur le trajet doivent être déclarés aux autorités. Près de la bibliothèque Holden, un arc de triomphe municipal est installé. Un autre, haut de sept mètres et dédié à la paix, est édifié sur l’esplanade Cérès, devenue la place Aristide-Briand. Ces décors éphémères ont marqué le passage impérial dans la ville.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Éléonore Vergnaud-Lavielle

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