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Au pont de Witry, la mémoire des familles de harkis de Reims

Éléonore Vergnaud-Lavielle 2 min de lecture
Au pont de Witry, la mémoire des familles de harkis de Reims

Le quartier du pont de Witry occupe une place particulière dans la mémoire des familles de harkis à Reims. Après la guerre d’Algérie, de nombreuses familles arrivées en métropole y ont trouvé un premier lieu d’accueil et le début d’une nouvelle vie.

Leurs premières années ont souvent été difficiles, entre précarité, incompréhension et blessures laissées par la guerre. Dans le quartier, la solidarité entre voisins a toutefois permis de créer une communauté soudée, attachée à son intégration dans la société française.

Une histoire transmise aux nouvelles générations

Au fil des décennies, les enfants de ces familles ont construit leur parcours à Reims et en France, dans l’armée, les services publics, les entreprises ou le milieu associatif. Ces trajectoires participent durablement à l’identité de la ville.

Cette histoire a été mise à l’honneur ce mercredi lors d’un colloque organisé à l’Hôtel de Ville de Reims. Présidé par Fatima Djemaï, qui a passé une partie de son enfance au pont de Witry, le rendez-vous a été ouvert par Valérie Beauvais, première adjointe à la Ville de Reims, et Romain Poyet, préfet de la Marne. Une cinquantaine de participants y ont assisté.

Les enfants et les veuves de harkis du quartier ont partagé leurs vécus, depuis l’arrivée en France jusqu’aux parcours d’intégration. Françoise Dumas, présidente de la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis et les autres rapatriés d’Algérie, a présenté les actions engagées pour la reconnaissance et la réparation des préjudices subis.

Le pont de Witry reste ainsi un repère pour les habitants qui y ont grandi et un lieu de transmission d’une page importante de l’histoire rémoise, rapporte lunion.fr.

Source : lunion.fr

Éléonore Vergnaud-Lavielle

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